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Cité du Train - Musée du Train

Index de l'article

Le siècle d'or du Chemin de Fer
L'histoire du Chemin de Fer
Les Trains d'exception
 

Les incontournables & les inoubliables

La Cité du Train met en scène de façon ludique et pédagogique parmi les plus éblouissants chefs-d’œuvre de l’histoire du rail, comme :

La « Saint-Pierre » Buddicom de 1844

Il s’agit de la plus ancienne locomotive authentique visible sur le continent européen. Elle a été construite, près de Rouen, par l’ingénieur anglais William Buddicom qui eut l’idée fondamentale de mettre au point un double châssis, intérieur et extérieur, et de placer les cylindres à l’extérieur. Utilisée dès 1844, elle remorqua les trains de voyageurs de Paris à Rouen pendant 70 ans. Certaines Buddicom totalisaient déjà, au 31 décembre 1849, un parcours de 200 000 km. L’une d’elles atteignit 1 310 000 km en 1900 !

La voiture-salon de l’Impératrice Eugénie

C’est sous le Second Empire que naquirent en France les trains impériaux. Les compagnies d’alors s’honoraient de mettre un train à la disposition de l’Empereur et de sa famille. La voiture-salon dite « de l’Impératrice Eugénie » fut construite en 1856 et servit d’abord de salle à manger pour les Aides de Camp dans le train impérial du Paris-Orléans. Elle fut modifiée en 1889 par adjonction d’une plate-forme. La décoration intérieure et extérieure avait été confiée à l’architecte Viollet le Duc.

La Pacific Chapelon 3.1192

La Pacific Chapelon Nord est une des plus célèbres locomotives françaises. Cette célébrité vient certes de sa splendide livrée chocolat à filets jaunes, caractéristique de la Compagnie du Nord, mais surtout de ses performances à grande vitesse. C’est le fruit des améliorations apportées par l’ingénieur Chapelon à des machines en service sur le réseau Paris-Orléans. En appliquant une théorie à laquelle personne ne croyait et en intégrant rigoureusement les principes de la thermodynamique et de la mécanique des fluides, André

Chapelon réussit en effet à doubler la puissance des machines et à réduire par deux la consommation, sans pour autant modifier les dimensions d’origine. Dépasser le 130 km/h ! Un véritable prodige dans les années trente !

La cabine de conduite de cette machine est rendue visible afin de rendre plus accessible au public le fonctionnement des locomotives à vapeur et la vie des mécaniciens.

La PR1 et la PR2 : les voitures présidentielles

La PR1 (voiture présidentielle n°1) commandée en 1913 ne fut achevée qu’après la 1re Guerre Mondiale et mise en service en PR1 - Cité du Train1925. Elle comporte un salon, un bureau, une chambre présidentielle, deux cabines et un office. Décorée dans le style Arts Déco avec des panneaux de verre Lalique, elle fut utilisée par tous les Chefs d’Etat de 1925 à 1971.

La PR2 fut commandée par le Général de Gaulle en 1954. Elle a été obtenue en transformant une voiture de 3ème classe de 1924. Plusieurs modifications ont été apportées : le châssis a été renforcé, la caisse blindée et insonorisée, des jupes latérales ont parfait l’esthétique générale en masquant notamment les dispositifs d’éclairage, de chauffage et d’air conditionné. Cette voiture de prestige était uniquement destinée au Président de la République et à sa suite, comme le montre le monogramme doré apposé sur chaque face. Le Général de Gaulle l’a souvent utilisée, mais il est fort peu probable qu’il y ait dormi, en dépit d’un lit de grande taille adapté à sa morphologie. L’aménagement intérieur, un peu austère mais très fonctionnel, contraste avec le luxe de la PR1 et s’accorde aux codes esthétiques des années 50.

Le décorateur Leleu, chargé de l’ébénisterie et de l’ameublement, a notamment réalisé en laque ciselée et dorée une porte à 4 vantaux représentant une vue panoramique du Paris historique. L’habitacle est par ailleurs très sobre : il comporte un salon, un cabinet de travail avec téléphone et radio, une chambre avec toilettes et douche ainsi que deux chambres communicantes à un lit. Cette voiture fut retirée du service en 1983, les Présidents de la République préférant l’avion ou utilisant des voitures classiques de 1re classe.

L’autorail Bugatti « Présidentiel »

Cité du Train - musée du trainCet autorail est une alternative à la main mise généralisée de l’électricité sur le rail. Il a été détenteur du record de monde de vitesse avec 196 km/h en 1937 sur la ligne Paris-Strasbourg. Equipé de quatre moteurs de Bugatti Royale, avec des roues indépendantes montées sur un axe, il est, en grande partie, dérivé de la production automobile, mais ne possède pas de boite de vitesse. Le « nez de la machine » permet d’offrir une meilleure pénétration dans l’air et rappelle tout à fait le profil de la motrice du TGV qu’en quelque sorte, il préfigure.

Après la crise mondiale de 1929, le célèbre constructeur d’automobiles Ettore Bugatti n’arrivait plus à vendre des Bugatti Royales : chaque modèle coûtait en effet le prix de trois Rolls Royce, pas moins !... Il eut donc l’idée de fabriquer des autorails ultra rapides pour hautes personnalités et hommes d’affaires afin d’écouler ses stocks.